Hypnose: Comment le cerveau peut sortir des addictions et traumatisme ?

L' addiction est souvent lié à des angoisses issus d un blocage du résidu émotionnel du passé figé.

La DTMA reprend ce processus de l’EMDR et repose sur l’association au mouvement oculaire ou stimulations bilatérales avec le tapping. Elle agit sur la plasticité du cerveau et pourra être comprise comme une sorte de psychothérapie ou de psychanalyse accélérée et centrée sur des questions précises. Elle reste cependant limitée dans son efficacité, qui est surtout axée sur les traumatismes. Elle offre aussi moins de distance intellectuelle et analytique. Néanmoins, elle peut être associée à de la «digestion» émotionnelle, corporelle et cérébrale! Elle est idéalement complétée par une psychothérapie en PNL, en Gestalt, en TCC, etc. La désensibilisation se fait par le client lui-même. Il est simplement encadré par les stimulations bilatérales et le cadre de sécurité qu’apporte le thérapeute. Celui-ci est muni des techniques d’hypnose et de l’approche énergétique. Comme dans la psychanalyse, l’intervention du thérapeute se limite au strict minimum pour guider le déroulement de la séance.
Ici, vous verrez que les ressources de chaque individu sont étonnantes, et souvent surprenantes, pour se guérir lui-même: on dirait que le cerveau s’active naturellement pour cicatriser les plaies..!
À ce jour, la plupart des études et expériences scientifiques de l’EMDR et de l’hypnose portent sur les adultes. Les quelques études menées sur les enfants montrent toutefois des résultats dignes d’intérêt: dans le cas du traumatisme par exemple, cette approche demeure la plus efficace.

Une étude datant de 2011 a comparé les effets de la thérapie cognitive et comportementale (TCC) et de l’EMDR sur un groupe d’enfant ayant connu une catastrophe; l’avantage thérapeutique de cette dernière a été mise en évidence.
Autre signe révélateur de l’intérêt de cette technique pour ce type de public: depuis une vingtaine d’années, de plus en plus d’ouvrages traitant de l’EMDR pour les enfants et adolescents sont publiés. Trois livres clés et pionniers (en anglais) sont à retenir sur le sujet, tous publiés en 1999: Eye Movement Desensitization Reprocessing (Emdr) in Child and Adolescent Psychotherapyde Greenwald, HealingChildhoodTrauma withEMDRde Lovett et Through the Eyes of a Child: EMDR witch Childrenécrit par Tinker et Wilson.L’EMDR pour enfants n’est pas l’EMDR pour adultes
La toute première notion à intégrer devrait être que l’enfant ne peut pas être considéré comme «un petit adulte» pour plusieurs raisons: en premier lieu, il n’est pas autonome et dépend entièrement de ses parents ou en tout cas des personnes qui s’occupent de lui; en second lieu, son développement cognitif, moteur, comportemental et neurobiologique continue d’évoluer jusqu’à l’âge adulte.

Une étude datant de 1995 montre que le jeune enfant fait face au traumatisme en adaptant son comportement selon deux dimensions neurobiologiques:l’hyperexcitation (hyperactivité, manque d’attention, distraction, etc.);la dissociation (passivité, abandon, déni, etc.).
Il est possible aussi que le développement du cerveau de l’enfant soit modifié, du fait de l’adaptation et de la peur entraînées par la situation traumatique. De là, s’ensuivent des modifications sur son fonctionnement physique, émotionnel, psychologique, cognitif, comportemental et social. En d’autres termes, l’impact du traumatisme sur l’enfant aura des conséquences directes sur le développement de son cerveau.

Sortir du traumatisme

Une fois que le «lieu sûr» a été décrit, et que le client est entré par induction dans un état de transe, vous procéderez aux premières stimulations bilatérales alternées avant toute évocation du souvenir «cible».

Pierre, qui souffrait d'anxiété, a utilisé l'outil du "lieu sûr" pendant sa séance d'hypnose. Il a visualisé sa maison de vacances au bord de la mer de son enfance, se concentrant sur les sensations visuelles, auditives, tactiles, gustatives et olfactives associées à ce lieu. En intégrant le tapping, il a renforcé cette ressource positive qui lui permet de se sentir apaisé et en sécurité.
Marie, qui avait des souvenirs traumatiques difficiles à gérer, a pratiqué l'exercice de réorientation dans le présent pendant sa séance. Son thérapeute l'a aidée à limiter la focalisation sur le souvenir douloureux à quelques secondes, utilisant des exercices de calcul mental et des exercices sensoriels pour l'aider à revenir au moment présent. Cette technique l'a aidée à rester dans sa fenêtre de tolérance émotionnelle.
Doriane, qui avait du mal à se sentir ancrée et en sécurité, a intégré l'exercice de balancement des bras dans sa routine quotidienne. En pratiquant ce mouvement, elle a renforcé son ancrage au sol, stimulant la circulation du qi dans son corps et renforçant sa stabilité émotionnelle. Cet exercice lui a permis de se sentir plus en harmonie avec elle-même et son environnement.
Les exemples concrets de Pierre, Marie et Doriane illustrent comment l'utilisation d'outils tels que le "lieu sûr" en hypnose et le DTMA peut aider à gérer l'anxiété, les souvenirs traumatiques et à renforcer le sentiment de sécurité. En personnalisant les séances en fonction des besoins de chacun, les thérapeutes peuvent guider les clients vers un état de bien-être et de stabilité émotionnelle.
En intégrant des exercices pratiques réguliers et en travaillant sur la confiance en soi, les personnes fragiles peuvent renforcer leurs ressources d'auto guérison et développer des mécanismes d'auto-apaisement. Ainsi, en prenant le temps nécessaire pour préparer et encadrer ces processus thérapeutiques, il est possible de progressivement chemin vers la guérison et le renforcement de soi-même.

Julie addiction aux jeux

Julie, 15 ans, est une adolescente qui souffre d’une addiction au jeu en ligne depuis quelques mois. Elle passe des heures chaque jour devant son ordinateur, négligeant ses études et ses relations avec sa famille et ses amis. Ses parents ont tenté de l’aider en lui limitant l’accès à l’ordinateur, mais Julie devient agressive et irritable dès qu’on essaye de la priver de son addiction. Lorsqu’elle consulte un thérapeute spécialisé en DTMA EMDR, on découvre que Julie a vécu un événement traumatisant lorsqu’elle était enfant : son père l’avait abandonnée et sa mère était souvent absente, la laissant seule à la maison.
Ces expériences ont laissé des traces émotionnelles profondes en Julie, qui cherche à fuir ses angoisses en se réfugiant dans le monde virtuel des jeux en ligne.
Grâce à la thérapie DTMA EMDR, le thérapeute aide Julie à identifier et à traiter les résidus émotionnels du passé figé qui alimentent son addiction.
En travaillant sur ses souvenirs et ses émotions refoulées, Julie parvient peu à peu à prendre conscience de ses blessures intérieures et à les guérir. Elle apprend des techniques pour gérer son anxiété et ses émotions négatives autrement que par le jeu, et retrouve peu à peu le goût de s’investir dans d’autres activités plus enrichissantes et épanouissantes.
Au fil des séances, Julie parvient à réduire sa dépendance au jeu, à renouer des liens de confiance avec sa famille et à reprendre le contrôle de sa vie. Grâce à la thérapie DTMA EMDR, elle se libère peu à peu de ses angoisses passées et apprend à construire un avenir plus sain et plus équilibré.